Nouveau critère 2026 (loi DDADUE) : l'obligation repose désormais sur votre consommation réelle, pas votre taille Seuil unique : ≥ 2,75 GWh/an — PME et ETI industrielles concernées
Le 11 octobre 2026 approche
Votre conformité énergétique ne peut pas attendre
Nos experts en audit énergétique industriel évaluent votre situation réglementaire et vous proposent un plan d'action adapté à vos sites, procédés et contraintes. Anticipez, ne subissez pas.
Performance énergétique
Audits, schémas directeurs énergie, mise en place d'un système de management de l'énergie (ISO 50001) et pilotage des trajectoires OPERAT.
Gestion des utilités
Optimisation continue des utilités industrielles et tertiaires : air comprimé, vapeur, froid, éclairage, GTB. Gisements d'économies souvent supérieurs à 15 %.
Travaux d'efficacité énergétique
Conception et réalisation de projets clé en main : récupération de chaleur, substitution énergétique, isolation, GTB nouvelle génération, énergies renouvelables.
Maintenance industrielle et tertiaire
Exploitation et maintenance multi-techniques des installations CVC, froid, eau et fluides spéciaux. Garantie de disponibilité et d'efficacité au quotidien.
Veolia Energie Performance : expert en audit énergétique industriel et accompagnement conformité
Veolia Energie Performance met son expertise en efficacité énergétique industrielle (De l'audit réglementaire à la mise en œuvre des actions de performance énergétique) et décarbonation des sites industriels en France au service des industriels.
Réalisation d'audits énergétiques obligatoires conformes à la norme NF EN 16247, par des auditeurs qualifiés spécialisés en procédés industriels. Couverture multi-sites et multi-énergies.
Qu'est-ce que l'audit énergétique réglementaire et qui doit le réaliser ?
L'audit énergétique réglementaire est une analyse structurée des consommations d'énergie d'une entreprise, obligatoire selon la loi DDADUE du 30 avril 2025. Depuis le 1er octobre 2025, toute entreprise dont la consommation annuelle moyenne d'énergie finale est supérieure ou égale à 2,75 GWh sur les trois dernières années doit le réaliser, quelle que soit sa taille ou son secteur. Il doit être conduit par un prestataire audit énergétique qualifié (OPQIBI 17.17 pour l'industrie) conformément à la norme NF EN 16247.
Ma PME ou ETI industrielle est-elle concernée par l'audit énergétique obligatoire 2026 ?
Oui, potentiellement. Depuis la réforme DDADUE 2025, aucun critère de taille (effectif, CA) n'existe plus. Seule votre consommation d'énergie finale compte. Si votre site industriel consomme plus de 2,75 GWh/an en moyenne sur trois ans ce qui correspond par exemple à un site avec des fours industriels, compresseurs d'air, lignes de production en continu ou traitement thermique, vous êtes soumis à l'obligation d'audit énergétique, même avec 50 salariés.
La certification ISO 50001 remplace-t-elle l'audit énergétique réglementaire ?
Oui, sous conditions. Une entreprise certifiée ISO 50001 est dispensée de l'obligation d'audit réglementaire, à condition que le périmètre de certification couvre au moins 80 % de la consommation d'énergie finale. Le système de management de l'énergie (SMÉ) se substitue à l'audit et impose une logique de pilotage continu de la performance énergétique, considérée comme plus ambitieuse qu'un audit ponctuel tous les 4 ans.
Quelles sont les sanctions en cas de non-réalisation de l'audit énergétique ?
Les entreprises non conformes à l'obligation d'audit énergétique réglementaire s'exposent à une amende pouvant atteindre 2 % de leur chiffre d'affaires HT (dernier exercice clôturé), portée à 4 % en cas de récidive. S'y ajoute l'obligation de publication du plan d'action énergétique dans le rapport annuel, directement visible par les investisseurs, clients et actionnaires. Non-conformité synonyme de risque CSRD/ESG.
Qu'est-ce que la norme NF EN 16247 et pourquoi est-elle obligatoire pour les procédés industriels ?
La norme NF EN 16247 (version 2022) est le cadre méthodologique européen qui définit comment réaliser un audit énergétique conforme à la réglementation. Elle garantit la rigueur, la comparabilité et l'exploitabilité des résultats. Pour les procédés industriels, l'audit doit atteindre le niveau 2 minimum : analyse détaillée des usages énergétiques significatifs (UES), mesures systématiques des consommations, analyse des niveaux de température des procédés thermiques et évaluation du potentiel de récupération de chaleur fatale.
Quelles économies d'énergie peut-on espérer après un audit énergétique industriel ?
Selon l'ADEME, les sites industriels qui mettent en œuvre les recommandations de leur audit réalisent en moyenne 10 à 20 % d'économies sur leur facture énergétique. Le Ministère de la Transition écologique cite des gains pouvant dépasser 30 % sur la part liée au bâtiment. Ces économies d'énergie sur les procédés industriels reposent d'abord sur l'optimisation des réglages et de la maintenance avant tout investissement lourd avec un temps de retour sur investissement (TRI) souvent inférieur à 2 ans pour les premières actions.
FAQ : Trouvez des réponses à vos questions
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En 2026, la chaleur représente près de 50 % de la consommation énergétique française, et dans l'industrie, les usages thermiques concentrent environ 70 % des consommations d'énergie. Or, cette chaleur reste largement produite à partir de combustibles fossiles. Résultat : l'industrie émet chaque année près de 80 millions de tonnes de CO₂, dont la quasi-totalité provient de la production de chaleur.
Face à la hausse du prix du gaz, au durcissement réglementaire et aux objectifs de neutralité carbone à 2050, la géothermie industrielle s'impose comme l'une des solutions de décarbonation les plus fiables et compétitives pour les sites de production.
Veolia Énergie Performance conçoit, installe, exploite et maintient des installations géothermiques sur mesure pour l'industrie : agroalimentaire, chimie, papeterie, pharmaceutique, plasturgie, métallurgie, data centers. Nos experts couvrent toute la chaîne de valeur : études de faisabilité, forage, doublet géothermique, couplage PAC haute température, exploitation 24/7 et pilotage énergétique.
Définition
Qu'est-ce que la géothermie industrielle ?
La géothermie industrielle désigne l'exploitation de la chaleur naturellement présente dans le sous-sol pour alimenter les procédés thermiques d'un site industriel : chauffage de bâtiments, production d'eau chaude, vapeur basse pression, séchage, cuisson, lavage, pasteurisation, stérilisation et autres usages process. Elle s'appuie sur deux grandes familles : la géothermie de surface (< 200 m, via pompe à chaleur) et la géothermie profonde (> 200 m, via doublet de forages). Couplée à une pompe à chaleur haute température (PAC HT), elle permet d'atteindre 100 à 140 °C, voire 160-200 °C avec les technologies les plus récentes.
Trois niveaux de géothermie selon la profondeur :
- Très basse énergie / 0 - 200 m / < 30 °C / Chauffage locaux, rafraîchissement, préchauffage
- Basse énergie / 200 – 1 500 m / 30 - 90 °C / Réseaux chaleur, ECS, séchage basse température
- Moyenne à haute énergie / > 1 500 m / 90 - 200 °C / Process haute température, vapeur, cogénération
Contexte 2026
Pourquoi la géothermie est stratégique en 2026 ?
Un levier majeur de compétitivité et de décarbonation, à l'intersection de la pression réglementaire, de la volatilité des prix fossiles et des objectifs climatiques européens.
- La chaleur représente 50 % de la consommation énergétique française
- L'industrie française émet 80 Mt CO₂/an dont la quasi-totalité via la chaleur
- 38 % d'EnR obligatoires dans la chaleur consommée d'ici 2030 (PPE)
- La géothermie est disponible sur plus de 90 % du territoire
- Objectif national : +40 % de projets de géothermie profonde d'ici 2030
Un contexte réglementaire qui s'intensifie
La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) impose à l'industrie française une réduction drastique de ses émissions à horizon 2030. La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) fixe un objectif de 38 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale de chaleur en 2030, contre 29,6 % en 2023.
À l'échelle européenne, la CSRD et la taxonomie verte imposent aux entreprises une transparence accrue sur leur trajectoire carbone Scope 1, 2 et 3. Les industriels engagés dans une démarche SBTi doivent justifier d'une réduction annuelle compatible avec une trajectoire +1,5 °C.
Des coûts énergétiques volatils, une géothermie stable
Contrairement au gaz naturel soumis aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des marchés spot, le coût de la chaleur géothermique est structurellement stable. Une fois l'installation amortie, le prix du MWh géothermique reste quasi-constant sur 15 à 20 ans.
Atouts de pilotage financier
- Sécurisation du coût matière (OPEX énergétique)
- Fiabilisation des plans d'investissement long terme
- Réduction de l'exposition aux chocs géopolitiques
- Amélioration du TRI sur cycle complet